
Art et Toit
Ferblantier-Ornemantiste
Art et Toit, Adrien Plasse
078 907 20 92
adrien@plasse.ch
Atelier
Chemin des Artisans 42
1616 Attalens
Expérience: 29 ans
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Ferblanterie, ornementation métallique, couverture
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Créations, rénovations, réparations
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Restauration patrimoniale et valorisation des bâtiments historiques
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Couverture métallique, tuiles, ardoises, bardeaux
"Pour ce genre de métier, il y aura toujours un besoin de main-d'œuvre qualifiée. Ce savoir-faire s’apparente à une alchimie, où l’humain transforme le métal avec une précision et une sensibilité qui, je le crois, ne pourront jamais être remplacées par des machines."
En quoi consiste votre métier?
Le métier de ferblantier-ornemaniste consiste à recréer des ornements de toiture, lucarnes, œil-de-boeuf, girouettes, épis, souvent pour la restauration de monuments historiques, mais aussi pour des ouvrages plus modernes. Je travaille le cuivre, zinc, laiton, acier. Parallèlement, je réalise des créations d’objets uniques comme des lampes, de la restauration de meubles habillés en zinc, des bars.
Pourquoi avez-vous choisi ce métier?
C’est une manière de m’exprimer au travers le travail du métal, en créant des objets qui traversent le temps, qui portent une trace durable, et qui continuent de raconter une histoire après notre passage. Il est également essentiel pour moi de travailler en extérieur.
Quelle formation avez-vous suivi?
Je suis parti chez les Compagnons du Tour de France à 16 ans, puis j'ai passé mon Brevet Professionnel à l'École Supérieure de Couverture d'Angers à 26 ans. J’ai, ainsi, pu apprendre mon métier en voyageant, afin de me perfectionner, de découvrir différentes méthodes et de travailler divers matériaux.
Quelles ont été les étapes marquantes de votre parcours?
Passer le BP à l’École d’Angers à été un changement majeur. Et bien sûr la création de mon entreprise il y a 7 ans. Apprendre chaque jour à se débrouiller, trouver des solutions et pas uniquement dans la matière !
Quelle est votre devise?
Ne te gratte pas avant que ça pique.
En quoi votre métier est-il un "métier d'art"?
J’ai la chance de travailler des matériaux nobles comme le cuivre, le zinc ou le laiton, qui laissent place à une grande part de créativité. Les façonner avec précision pour créer des pièces uniques, qui allient esthétique et durabilité, est un art.
Quelles sont vos principales sources d'inspiration?
Je m’inspire et me ressource principalement auprès de la nature, en particulier de la montagne et du silence, car ces instants de grandeur et de calme me permettent de trouver des idées justes et d'insuffler de l'harmonie dans mon travail.
Quelles sont les principales qualités requises pour exercer votre métier?
L’une des qualités essentielles est d’être vraiment présent à ce que l’on fait, soigneux, attentif à chaque étape, et de faire preuve d’imagination afin d’anticiper les besoins et de garantir un résultat à la hauteur des attentes.
Quelles satisfactions retirez-vous de votre métier?
La plus grande satisfaction est de trouver un système, une idée originale et ingénieuse. Signer une commande sans même avoir réellement anticipé comment la réaliser. Se coucher le soir en pensant son projet et savoir que tout commence le lendemain.
Quelles sont les difficultés particulières de votre métier?
Les difficultés de mon métier résident dans les conditions de travail changeantes, les contraintes météorologiques. C’est un métier physique. Il est nécessaire de savoir s’adapter, de chercher des solutions, et de trouver un équilibre entre rigueur et créativité.
Quelles sont les plus beaux projets auxquels vous ayez pris part?
Le Château de Hauteville en 2019. Un Chalet de luxe à Crans-Montana, où l’unique demande était : « créativité et esthétisme ».
Quelles sont vos plus grande et plus petite réalisations?
Les épis pour le Château de Hauteville : 3 mètres de hauteur. Des éclairages de 5 centimètres de hauteur.
Quelle est l'anecdote la plus mémorable de votre vie professionnelle?
Sans nul doute la rénovation d’un chalet en pleine nature au bord d’un lac, dans le Parc Régional du Morvan en France. Je pouvais me rendre sur le chantier en canoë, me baigner dans le lac pendant la journée, et cela sans croiser âme qui vive.
Comment voyez-vous l'avenir de votre métier?
Pour ce genre de métier, il y aura toujours un besoin de main-d'œuvre qualifiée. Ce savoir-faire s’apparente à une alchimie, où l’humain transforme le métal avec une précision et une sensibilité qui, je le crois, ne pourront jamais être remplacées par des machines.

















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