
SINOPIE
Conservation et Restauration d'art
Sinopie Sàrl, Fanny Pilet
078 708 13 13
fpilet@sinopie.ch
www.sinopie.ch
Adresse Principale
Avenue de la Gare 4
1800 Vevey
Adresse Secondaire
Rte de Champ Thomas 101
1618 Châtel-St-Denis
Fondé en 2012
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Conservation et restauration d'art
de tous types de décors peints,
édifices et monuments historiques
ou modernes -
Investigations et expertises
"La restauration d'art requiert des compétences scientifiques et artistiques. Ce n'est pas un métier où la création a toute sa place. Nous devons rester humbles devant l'œuvre dont nous nous occupons et ne jamais nous soustraire à l'artiste."
En quoi consiste votre métier?
La conservation-restauration d'art consiste à préserver et restaurer des œuvres peintes sur différents supports (mur, toile, bois...). Elle implique d'analyser l'état des couches de peinture et du support, puis d'appliquer des traitements adaptés pour stabiliser, conserver et restaurer l'œuvre, le tout en respectant des principes de minimalité et de réversibilité. L'objectif est de transmettre ces témoignages culturels aux générations futures.
Pourquoi avez-vous choisi ce métier?
Ma spécialisation pour le patrimoine bâti et la peinture murale vient de ma passion héritée de mes parents pour l'architecture et l'art pictural.
Quelle formation avez-vous suivie?
Après un court passage à l'Université de Lausanne en histoire de l'art et histoire des religions, j'ai eu l'occasion de rejoindre un grand atelier de restauration. J'y suis restée de nombreuses années, me formant dans plusieurs domaines de la conservation-restauration. J'ai notamment travaillé sur des objets prestigieux, comme l'abbatiale de Romainmôtier, la cathédrale de Lausanne, le château de Chillon. Par la suite, je me suis spécialisée dans les sondages stratigraphiques.
Quelles ont été les étapes marquantes de votre parcours?
En 2012, j'ai fondé ma propre entreprise, Sinopie. C'est un jalon important dans mon parcours professionnel. De manière générale, tout nouveau chantier de conservation-restauration est une nouvelle étape ; c'est un métier où l'on ne cesse d'apprendre, de découvrir et de s'enthousiasmer!
Quelle est votre devise?
La conservation-restauration n'est pas une fin en soi, mais un moyen au service de la connaissance et de la transmission de l'œuvre. (Paul Philippot)
En quoi votre métier est-il un "métier d'art"?
C'est un métier qui requiert diverses compétences, scientifiques d'une part, artistiques d'autres part. Il faut beaucoup de sensibilité pour intervenir sur un objet culturel. La restauration d'art n'est pas un métier où la création a toute sa place. Nous devons rester humbles devant l'œuvre dont nous nous occupons et ne jamais nous soustraire à l'artiste.
Quelles sont vos principales sources d'inspiration?
Mes principales sources d'inspiration sont les œuvres elles-mêmes : leur histoire matérielle, les techniques de leurs créateurs et les traces du temps nous enseignent constamment. Je m'inspire aussi des avancées scientifiques de notre domaine et des échanges avec mes collègues conservateurs-restaurateurs. Chaque projet représente un défi unique qui enrichit notre compréhension du patrimoine.
Quelles sont les principales qualités requises pour exercer votre métier?
On se doit d’être curieux, persévérant, patient et passionné!
Quelles satisfactions retirez-vous de votre métier?
Retrouver, mettre au jour et restaurer des décors cachés pendant des années par des couches de peinture de rénovation par exemple, pour que tous puissent à nouveau en profiter.
Quelles sont les difficultés particulières de votre métier?
Travaillant souvent sur des chantiers, les conditions climatiques ne sont pas toujours de notre côté! Certains travaux peuvent être rudes, notamment pour des conditions climatiques, ou d’accessibilité. Travailler courbé sous une voûte, à 20 mètres du sol sur un échafaudage, ce n’est pas de tout repos ! Parfois, c’est le temps à disposition pour intervenir sur un objet qui manque...
Quels sont les plus beaux projets auxquels vous ayez pris part?
Il y en a beaucoup! Le chantier du Grand Théâtre à Genève a été l'un de nos plus beaux chantiers, ainsi que la Synagogue de Lausanne, ou encore la Cathédrale de Lausanne.
Quelles sont vos plus grandes et plus petites réalisations?
Le Grand Théâtre de Genève est la plus grande réalisation, quant à la plus petite... difficile de répondre, nous avons aussi de modestes projets, comme un simple sondage sur ancienne boiserie.
Quelle est l'anecdote la plus mémorable de votre vie professionnelle?
Peut-être un décor retrouvé lors de sondages stratigraphiques. On ne s'attend pas toujours à retrouver derrière des badigeons des peintures murales si anciennes et si bien préservées, comme celles de l'église de Daillens où j'ai eu la chance de mettre au jour le visage d'une Vierge du XIVe siècle, cachée depuis la réforme, lorsque j'étais jeune employée!
Comment voyez-vous l'avenir de votre métier?
Les pratiques de conservation ont beaucoup progressé, mais la méconnaissance du patrimoine architectural reste préoccupante. Trop d'œuvres disparaissent encore de façon irréversible. Notre devoir est de sauvegarder cet héritage pour ceux qui viendront après nous.
























