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Création d'une mosaïque


Par Stéphane Borel


Cet article présente les diverses étapes de la réalisation de la mosaïque "la fleur de vie".

Tout d’abord il décrit le sens symbolique de cette représentation, puis la définition des termes qui vont permettre de comprendre les descriptions et pour finir l’exposé illustré du travail du mosaïste.


La fleur de vie est une figure géométrique composée d'une juxtaposition de plusieurs cercles égaux, reliés centre-à-centre.

Cette figure, utilisée comme un motif décoratif depuis des temps immémoriaux, forme un modèle semblable à une fleur avec une structure hexagonale symétrique. La figure est constituée de sept cercles ou plus, le centre de chaque cercle étant sur la circonférence de six cercles environnants du même diamètre.

L’œuvre de Stéphane Borel présente 19 cercles en tesselles d’or.

Le motif de la fleur de vie est considéré comme un symbole de géométrie sacrée, contenant d'anciennes valeurs religieuses et ayant reçu de nombreuses interprétations selon les âges et les cultures.

Dans son ensemble, la fleur de vie représente l’univers mais, selon les différents courants ésotériques, elle est composée de plusieurs parties chacune a reçu également une signification individuelle comme la graine de vie, l’œuf de vie, ou encore le fruit et l’arbre de vie.


Introduction





Tesselle : généralement des petits cubes ou parallélépipèdes de couleur, utilisées pour créer une mosaïque. Ils peuvent être en pierre, marbre, silex, pâte de verre, émaux.

Ils peuvent encore être découpés avec une pince pour un ajustement au dessin.










Les smalts vénitiens ou smalti : Ce sont des émaux ou de la pâte de verre ici sous forme de plaques ou pizza qui seront ensuite découpées.








Smalti de Venise découpés en tesselles.






Cette mosaïque a été réalisée selon la technique de Ravenne (ville italienne). L’art de la mosaïque à Ravenne est célèbre. La création par les verriers vénitiens de pâte de verre colorée a transformé l’art de la mosaïque murale. Les smalts plus légers et la large palette chromatique de la pate de verre permettent des réalisations murales sur des voutes, avec des effets de lumière recherchés A Ravenne la mosaïque s’érige en un art indépendant et important en développant des techniques faisant jouer la lumière et intégrant des matériaux précieux comme l’or.

Texte inspiré de http://jfbradu.free.fr/mosaiques/germigny/techn-mosaique.htm


Réalisation de la mosaïque


Cette fleur de vie est réalisée avec :

· De la mosaïque d’or de Venise

· Des Smati de verre de Spilinbergo,

· Des tesselles de marbre taillée au tranchet


Stéphane Borel a réalisé cette mosaïque à l’ancienne (méthode de Ravenne) dans la chaux inerte appliquée sur une surface de perfectat, puis coulée dans du mortier et cerclée avec du laiton






Le fond bleu peint à la gouache grandeur réelle, sert de modèle pour l’application des tesselles de verre de Spilinbergo

Il permet de repérer le jeu de couleurs et va servir de guide pour le choix des tonalités des smalti de verre de Spilinbergo,






Après avoir réalisé un support à base de chaux inerte et de mortier il dessine les traits qui vont donner forme à la fleur de vie.

Il pose des tesselles d’or. Ces tesselles ont été faites en insérant une feuille d’or en cours de fabrication de la pâte de verre translucide.


Premier effet de lumière







Puis pose de tesselles de marbre pour remplir les formes.













Pose de smaltis bleus en suivant les jeux de couleur représentés par le dessin à la gouache. C’est ce jeu de dégradé qui va donner son relief à la mosaïque.












Nettoyage de la chaux sur l’envers de la mosaïque











Mosaïque presque terminée il ne manque que les joints

Bel effet de relief et jeu de lumière, grâce aux diverses tonalités de bleu et à l’éclat des tesselles d’or.










L’œuvre a un diamètre de 80 cm et pèse 60 kg.

Conception et mise en œuvre : Stephane Borel, atelier « StartMosaïque », Lausanne.