
B.Schnider SA
Ferblantier-Couvreur
B.Schnider SA, Cédric Oehen
021 963 30 97
info@bschnider.com
Atelier
Chemin du Crépon 56
1815 Clarens
Fondé en 1877
-
Ferblanterie, couverture, étanchéité
-
Rénovation et entretien de toitures et façades
-
Bâtiments historiques et contemporains
-
Restauration patrimoniale et valorisation des édifices anciens avec intégration de solutions modernes durables
"Notre art, c’est notre vision spatiale, indispensable à l’exécution et à la mise en œuvre des différents métaux que nous sommes amenés à maîtriser en ferblanterie, ainsi que des multiples matériaux utilisés dans le domaine de la couverture."
En quoi consiste votre métier?
Nous fabriquons et posons les éléments qui permettent à la toiture d’un bâtiment d’être étanche, durable et fonctionnelle dans le temps. Cela va de la récupération des eaux pluviales à la mise en place de la couverture, en passant par le recouvrement des différents profils de boiseries afin d’assurer leur pérennité.
Pourquoi avez-vous choisi ce métier?
Dessiner, créer et travailler de mes mains, c’est ce qui m’a toujours plu. J’ai également toujours aimé être dehors, par tous les temps.
Quelle formation avez-vous suivi?
J’ai appris le métier de ferblantier et de couvreur dans une entreprise veveysane. Après quelques années de pratique, je me suis lancé dans une formation de maître ferblantier, jusqu’au diplôme fédéral. Des moments parfois difficiles, mais magnifiques, où de belles amitiés se sont nouées.
Quelles ont été les étapes marquantes de votre parcours?
J’ai eu un parcours intense et ininterrompu, de l’apprentissage à la gestion quotidienne de mon entreprise. Chaque étape a été une nouvelle aventure. Cependant, l’obtention de ma maîtrise a constitué une étape majeure de ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel.
Quelle est (ou serait) votre devise?
Une petite phrase de Gilbert Chesterton « le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais uniquement par manque d’émerveillement ».
En quoi votre métier est-il un "métier d'art"?
Les ferblantiers et les couvreurs répètent aujourd’hui encore les gestes du passé, ils continuent à faire vivre et à transmettre les savoirs et les techniques des compagnons d’autrefois. Les monuments qu’ils ont construits au fil des siècles ont marqué notre imaginaire et notre culture. Pourtant, chaque ouvrage est unique, et nous devons, pour réaliser chacun d’entre eux, leur porter un regard unique. Notre art, c’est notre vision spatiale, indispensable à l’exécution et à la mise en œuvre des différents métaux que nous sommes amenés à maîtriser en ferblanterie, ainsi que des multiples matériaux utilisés dans le domaine de la couverture.
Quelles sont vos principales sources d'inspiration?
Tout m’intéresse et m’émerveille. Pour m’inspirer, il me suffit de lever les yeux vers les belles toitures qui m’entourent, et de me documenter sur les réalisations qui suscitent mon admiration.
Quelles sont les principales qualités requises pour exercer votre métier?
C’est un métier physique : il ne faut pas avoir le vertige, être en bonne forme et faire preuve d’une grande résistance. Une excellente vision spatiale est indispensable.
Quelles satisfactions retirez-vous de votre métier?
Notre travail s’inscrit dans le temps. Une rénovation qui rend sa jeunesse à un témoin du passé, une construction qui résistera au passage du temps, tout ce que nous réalisons est appelé à traverser les générations.
Quelles sont les difficultés particulières de votre métier?
Les gestes indispensables à la bonne réalisation de notre travail sont longs à apprendre. Il y faut de la patience, beaucoup de passion et de persévérance.
Quelles sont les plus beaux projets auxquels vous ayez pris part?
Le National à Montreux a été pour moi une rénovation particulièrement significative. Avec ses 22 lucarnes toutes différentes, sans aucun profil standardisé, ce projet traduit une approche profondément artisanale. Chaque élément a dû être relevé, dessiné, ajusté et fabriqué sur mesure. Cette toiture et ses deux tourelles à l’Est sont un véritable condensé de tous les éléments fondamentaux de notre métier.
Quelles sont vos plus grande et plus petite réalisations?
Nous avons réalisé des halles industrielles, des salles de sport ou d’autres toitures de plusieurs milliers de m², qui sont également intéressantes à construire, même si elles ne sont pas forcément des plus techniques. A l’opposé, il n’est pas rare que l’on nous demande de réaliser de petits toits, pour des barbecues ou des cabanons ou des petites pièces, comme des vases ou des arrosoirs.
Quelle est l'anecdote la plus mémorable de votre vie professionnelle?
J’ai eu l’occasion de remettre la photographie de l’un de mes confrères à son arrière-petite-fille, photographie découverte dans un clocher lors de travaux de restauration. Lors de rénovations d’anciennes toitures, nous avons parfois la chance de découvrir de petits trésors, de véritables "capsules temporelles" laissées intentionnellement par nos prédécesseurs pour marquer l’histoire du bâtiment, transmettre un message, ou simplement laisser une trace de leur passage. On y trouve des objets tels que des billets de banque, des lettres, des journaux, des photographies, des tuiles datées, voire de petits outils ou souvenirs personnels. Cette tradition confère à notre travail de rénovation une dimension émotionnelle et culturelle unique, pour ne pas dire magique.
Comment voyez-vous l'avenir de votre métier?
Les différents services cantonaux responsables, comme le SIPAL (services, de patrimoine et de logistique), nous demandent de rénover des bâtiments en harmonie et dans le respect de leur histoire en collaboration étroite avec eux. Ce travail contribue à préserver notre patrimoine bâti et, en même temps, à pérennisé notre savoir-faire. En matière de construction, les conditions climatiques et les enjeux environnementaux orientent de plus en plus nos choix vers des matériaux et techniques durables et adaptés aux économies d’énergies.














