Maxime Recoing

Découpage

Découpeur de papier 

Découpeur de Papier

Maxime Recoing

079 941 52 18

maximerecoingdecoupage@outlook.com

www.maximerecoing.com

Atelier

Rue de Malagny 19

1196 Gland

 

Fondé en: 2018

  • Instagram
Savoir Faire
  • Découpage de papier

Métier
"Ce fut pour moi une révélation, voire une évidence. J’ai immédiatement aimé la combinaison du dessin et du découpage, à la fois créative et technique."

En quoi consiste votre métier ? 

Je suis découpeur sur papier depuis 2017, mais il ne s’agit pas de mon métier à proprement parlé et plutôt d’une passion. Je réalise des découpages, c’est-à-dire des scènes de vie et de nature au moyen d’une simple feuille de papier et d’un cutter.
 

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? 

Il se trouve que ma belle-mère collectionne des découpages de différents artistes. Avec mon admiration pour sa collection et connaissant mon goût pour le dessin, elle m’a suggéré de tenter l’expérience. Ce fut pour moi une révélation, voire une évidence. J’ai immédiatement aimé la combinaison du dessin et du découpage, à la fois créative et technique. De plus, il y a un sentiment de « devoir », l’importance à faire perdurer et connaître un savoir traditionnel suisse. 


Quelle formation avez-vous suivi? 

En ce qui concerne le découpage, il n’existe pas de formation. Je n’ai pas eu de maître et je n’ai jamais pris de cours. J’ai été autodidacte, je me suis instruit et formé au travers d’expositions, de livres et de rencontres avec d’autres artistes. En ce qui concerne ma pratique artistique, j’ai suivi une formation inachevée en design industriel à l’ECAL. 

 

Quelles ont été les étapes marquantes de votre parcours? 

Mon parcours ayant débuté récemment, j’évoquerai ma première exposition en 2019. C’était pour moi une confirmation que je prenais le bon chemin. En effet, j’avais présenté environ 30 découpages et l’intégralité de ma collection a été vendue en deux jours. De plus cette exposition a eu des retombées positives, à savoir un article dans un journal et de nombreuses commandes. 

 

Quelle est votre devise?

Doucement mais surement. 

 

En quoi votre métier est-il un "métier d'art"?

Le découpage s’inscrit dans notre patrimoine, il s’agit d’un art traditionnel du Pays d’Enhaut, avec ses codes et ses valeurs. À l’exception du matériel, la technique n’a pas changé. Bien que certaines créations se veulent plus contemporaines, la Poya et la vie dans les Préalpes suisses sont omniprésentes. Le découpage traditionnel tel que je le pratique se réalise intégralement à la main et au moyen d’un cutter. Il s’agit de créer une œuvre unique que je réalise avec mon âme. 

 

Quelles sont vos principales sources d'inspiration? 

Je m’inspire de ce qui m’entoure, à savoir des scènes de vie et la nature. Le Pays d’Enhaut est mon principal lieu d’inspiration. Ses chalets, ses montagnes et le monde agricole. 

 

Quelles sont les principales qualités requises pour exercer votre métier ?

Un bon découpeur doit avoir des qualités dans deux domaines, à savoir le dessin et le découpage. Pour le dessin, il doit faire preuve d’une bonne créativité, il doit également avoir le souci du détail et penser l’œuvre dans son ensemble de manière à ce que le rendu soit harmonieux. Il faut être exigeant, chercher à toujours faire mieux et ne pas hésiter à sortir de sa zone de confort. Pour le découpage, il est nécessaire d’être très patient. La précision est indispensable pour couper juste.

Quelles satisfactions retirez-vous de votre métier?

Le plaisir de contempler un découpage sur lequel j’ai passé plus de 140 heures me procure une sensation d’aboutissement et de soulagement. J’éprouve de la fierté de savoir que des clients sont prêts à débourser une certaine somme ou à patienter trois années pour s’offrir mon travail sans compter le fait qu’ils vont vivre au quotidien avec un objet réalisé par mes soins. J’ai également une grande satisfaction à réaliser des expositions et rencontrer des gens.
 

Quelles sont les difficultés particulières de votre métier?

N’ayant pas beaucoup de recul, il m’est difficile de répondre avec certitude. Je pense cependant qu’au vu du temps nécessaire à la réalisation d’un découpage, il est difficile d’en vivre correctement. Une difficulté que je rencontre est de parvenir à jongler de manière à satisfaire les demandes de commandes personnalisées, les demandes d’expositions et mon besoin de réaliser des créations pour moi-même. 
 

Quelles sont les plus beaux projets auxquels vous ayez pris part?

Pour le moment il s’agit de commandes personnalisées, car j’ai à cœur de satisfaire ma clientèle et de réaliser des découpages à la hauteur de leurs attentes. J’ai notamment réalisé un découpage qui se trouve actuellement en Colombie. Pour la suite, de belles expositions sont annoncées, notamment dans des musées. 

 

Quelles sont vos plus grandes et plus petites réalisations?

Mon plus grand découpage a été terminé en novembre 2020, après 136 heures de travail. Il mesure 53 x 40 cm. Mon plus petit format doit faire approximativement la taille d’un ongle. 

 

Quelle est votre anecdote préférée?

C’est une question difficile. À mes débuts, je m’étais rendu à une exposition à Château d’Oex. Lors de cette exposition, j’ai rencontré différents artistes du découpage, notamment les plus connus. Ils étaient tous plus bienveillants les uns que les autres, sans parler de leurs modesties. J’avais vraiment hâte de rencontrer une artiste en particulier, car j’aimais son travail. À ma grande surprise il s’est avéré qu’elle était très désagréable. Autant vous dire que je ne regarde plus son travail.

 

Comment voyez-vous l'avenir de votre métier?

Je suis très optimiste. Je constate qu’il y a un véritable engouement pour le découpage. Je pense que les gens se tournent à nouveau vers les métiers d’art, le savoir-faire et le travail bien fait. De plus nous disposons aujourd’hui d’outils précieux que les générations précédentes n’ont pas eu la chance d’avoir. Je parle notamment des réseaux sociaux et d’internet. En effet, c’est une vitrine pour nous faire connaître d’un large public et un moyen de dépoussiérer nos savoir-faire et nos traditions. L’apparition d’associations est également un moyen de rencontrer d’autres personnes, de mettre des connaissances en commun et de donner une dynamique et une visibilité à un savoir-faire.